Natalie Barney : l’amour passion
Hélène de Zuylen :
l’amour amitié
Kérimé :
l’amour de loin

Natalie Barney

Natalie Barney est connue pour avoir crée le célèbre salon littéraire de la rue Jacob en 1910. Bien avant, en 1899, débuta une relation passionnée avec Renée Vivien. Après chaque rencontre, Vivien, toujours romantique, lui envoyait un bouquet de fleurs accompagné d’un poème. Leur histoire commençait bien ; pourtant, des amantes et des goûts différents les sépareront. Natalie Barney fréquentait assidûment les soirées mondaines où elle collectionnait les conquêtes. Vivien s’y ennuyait, préférant les soirées intimes entre amis, et elle était fidèle. Peu à peu, elle se lasse de son amie volage et possessive à la fois et décide de couper court à cette relation qui la fait souffrir. Barney ne pardonnera jamais à Vivien de l'avoir quitté et tentera en vain de la reconquérir. Pour Vivien, la situation était difficile. Elle l’aimait toujours mais savait qu’une nouvelle union serait vouée à l’échec. Elles se retrouveront en 1905 lors d’un bref mais idyllique séjour à Mytilène.

Hélène de Zuylen

En 1902, Vivien rencontre lors d’une soirée, la Baronne Hélène de Zuylen, mariée, mère de deux enfants. Plus mature que Natalie Barney, elle lui apporta la stabilité sentimentale. Cet amour se transformera en amour amitié, selon l’expression de Vivien.

Kérimé

En 1904, une mystérieuse admiratrice, du nom de Kérimé, écrit de Constantinople à Renée Vivien. Commence alors une correspondance enflammée qui sera suivie de brèves rencontres. Kérimé, qui avait reçue une éducation française, était mariée à un riche diplomate. Elle était très cultivée et d’une grande beauté.
Toutes deux s’aimaient, mais Kérimé était mariée à un homme de pouvoir ; il lui fut impossible de changer de vie, malgré ses sentiments. Vivien fut cruellement affectée par leur rupture qui survint en 1908.

 

Renée Vivien ne trouva pas la compagne qui lui aurait rendu le même amour exclusif et fidèle, mais de sa vie et de son oeuvre, nous pouvons retenir ceci :

À une époque où il était commun de masquer son amour saphique, Vivien ne recula pas devant la visibilité qu’entraînaient ses écrits sans ambiguité.

Vivien fut la première femme à oser affirmer son amour exclusif pour les femmes, ses désirs et ses fantasmes.

Travaillant sans relâche, elle donna aux lesbiennes des poèmes où elles pourraient enfin se reconnaître. Les écrits de Vivien étaient adressées aux générations futures. Elle savait que son époque n’était pas prête à entendre ses amours et ses revendications.

© Cristie Cyane. Tous droits réservés